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le blog de SarahlouP

les jours de pluie…derrière un nuage , parfois…

LES ENFANTS AMOUREUX

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Deux enfants, Charlotte et Thadéus, partent sur les routes de France à la recherche de la mère de l’un d’eux.

Mon dernier roman parle des amours de l’enfance, de la découverte du monde par deux enfants agés de onze et douze ans, à peine .

Ils vont évoluer dans un monde d’adultes, auxquels ils se huaient et se confrontent .

Eux, se rencontrent et s’aiment comme seuls savent le faire les enfants, la première fois, celle que l’on n’oublie pas, absolument totalement.

Cet amour nimbe leur épopée, et les conduit de Paris à Madrid en passant par le bassin d’Arcachon.

Charlotte et Thadéus vont rencontrer des personnages attachants qui vont les aider dans leur quête.

Mais pourquoi a-t-elle disparu ?

 

SarahLoup

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LES VACANCES À CONTRE-TEMPS

c'est pas mal aussi quand il pleut
un été à contre-sens sur le bassin d’Arcachon

Rien n’y fait , je préfère les vacances quand il pleut !

J’aime les couleurs changeantes du ciel d’Aout au moment des orages ou de la pluie fine. La mer est grise avec des reflets métalliques, les estivants s’habillent de cirés jaunes qui colorent les bords de route, et leurs donnent des allures de pingouins endimanchés. La maquignone antiquaire me salue d’un geste comme si on était des amies d’enfance, ce que peut être nous sommes devenues ?Le compagnon de la peintre qui expose d’immenses toiles gaies et colorées, dans lesquelles je trouve qu’il manque un petit quelque chose , les abrite de la pluie, à toute allure .

La brûlure du soleil disparait. Les odeurs d’asphaltes et de sous bois mouillés remplacent avantageusement celles des crèmes solaires.

Bon le Bassin d’Arcachon sous le soleil ce n’est pas mal non plus surtout quand on a la chance de pouvoir aller contempler cette merveille qu’est le banc d’Arguin, un jour de ciel bleu, mais la pluie ensuite repose et accentue les contrastes, et moi j’ai un faible pour les contrastes !

J’aime les jours de pluie pour ce qu’ils sont, des contre-temps, et moi j’aime les êtres et les choses à contre-sens, ou à contre courant, alors bon vent et

Bel été

SARAHLOUP

VIVE LES VACANCES !

 

un bateau et le bassin d'Arcachon
le Bassin d’Arcachon

Je ne sais pas vous mais moi les vacances me dépriment !

Enfin, juste du 1er au 15 aout ! je sais je suis difficile et je ne devrais pas car comme disait ma grand-mère, « il y en a qui n’ont pas de vacances! »

Donc, en route vers les vacances, je m’arrête, au bord de la route, pour acheter de vieux objets marins du genre les boules de filets qui flottaient avant derrière les bateaux, un sextant, des coussins qui sentent la toile de matelas et les maisons fermées qu’on ouvre une fois l’an, lorsque les hortensias fleurissent et que la pluie s’arrête, le temps d’un arc-en-ciel.

Une antiquaire sans âge et matoise, un tantinet maquignonne me toise de haut en bas histoire de voir si mon porte-feuille lui convient. Ayant passé, il me semble, l’examen avec plus ou moins de succès, je m’avance vers elle :

« les coussins là on les lave comment ?  »

Question idiote à plus d’un titre d’une part je ne me préoccupe jamais de comment on lave les choses et ensuite parce qu’ elle me répond :  » pour le prix vous ne voudriez pas qu’ils soient déhoussables non ? » effectivement où avais-je la tête ?

Cependant j’aime bien sa boutique et le foutoir qui y règne. J’avise un sextant, et lui demande bêtement s’il fonctionne, elle me regarde, le regard vague, répond : « oui il va faire beau demain », imperturbable je lui souris,  me demande si le sextant ne serait pas en réalité un baromètre, et comme elle ne semble pas comprendre, je poursuis :

« le temps s’est arrêté,ici, ? » elle hausse les épaules, pas poète pour deux sous, me regarde à nouveau et baisse le prix, des coussins ! j’ai tellement l’air d’une touriste que ça ?

Je paie, hésite à embarquer un coussin de plus, pour lui apprendre, me ravise car on ne sait jamais je pourrais revenir et puis cela n’en vaut pas la peine au fond, et sors .

Il y a des hortensias devant la boutique, il manque la pluie et l’arc-en-ciel , la poésie aussi sans doute mais que voulez-vous la poésie au mois d’Aout c’est plus cher !

SARAHLOUP

L’habillage de Radio Nova

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Voici quelque chose que j’adore faire, parce que la liberté est grande et que j’aime plus que tout la liberté. C’est rare et pourtant, je ne demande pas grand chose :

Un moment en tête à tête avec des voix, des mots, des musiques sur une séance protools toute propre qui devient ensuite un vrai foutoir, et où il faut à Christophe Hammarstrand, en plus de sa sensibilité pour mixer, un sens de l’organisation dingue pour s’y retrouver.

Les mots sont écrits en groupe, avec des habitants de Radio Nova, Marc, Ruddy, Mélanie, Marie, puis nous les remuons et secouons.

J’enregistre les voix et monte pendant des heures, ce sont des moments privilégiés et rares dans notre activité de prod soumise aux pressions de demandes souvent dingues et contradictoires. Je me raconte des histoires avec les sons, selon que je cherche à en casser ou a en respecter le sens…

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Un terrorisme de proximité ?

la guerre des étoiles demain ?
quel terrorisme pour demain ?

il y a quelques années, je me rappelle avoir pour blaguer traité mon mari d’autiste de proximité , j’étais ravie je venais d’inventer un concept..

Lorsque j’entends les médias utiliser à tort et à travers le terme « terrorisme de proximité  » je me demande de quoi il s’agit .

Lorsque j’ai commencé ce blog nous nous sommes dits avec quelques jeunes auteurs, que jamais je ne parlerai de questions de politique ou d’actualités !

Hélas, deux ans plus tard, je me parjure avec le terrorisme de proximité ! nos voisins chelous ou voilés ou barbus ou … vont-ils devenir des suspects  de proximité ? j’avoue regarder les jeunes gens manifestement de confession musulmane,  riant en allant à la piscine, et me demander s’ils seront les futurs terroristes de proximité ?

Comment faire, pour ne pas regarder de travers ces jeunes gens par ailleurs pleins de vie …ou alors faut-il accepter de s’interroger sur les sentiments troubles provoqués ?

Mes enfants ont sûrement la réponse, citoyens du monde, ils sont partis faire leurs études aux quatre coins d’Europe et l’un d’entre eux a même étudié l’Islam et le voile islamique, prémonitoire  à notre époque !

Alors je reste avec mes questions sans réponse me disant que nous sommes à l’orée d’un monde universel, d’un nouvel ordre mondial et que oui le terrorisme peut être de proximité sans que pour autant les jeunes gens soient inquiétés outre mesure, à cause de leur jeunesse même !

SARAHLOUP

LES ELFES DU TEMPS

 

les iles grecques;voyage;Méditerranée;échappées belles
LE CHEMIN BLEU Grèce

Souvent la nuit, je m’éveille et ils sont là.

Comme des anges blancs, des nuages évanescents, des rêves interlopes, un air de jazz dans la nuit. La lune s’enfuit, masquant sa nudité,  une présence bleue.

les elfes du temps 

Ne me demandez pas qui ils sont ni ce qu’ils sont, ils sont là . Ils ne me le disent pas, ne parlent pas, ne respirent pas pourtant, Ils choisissent l’aube brune ou le soir après minuit, ou ils se glissent dans l’interstice du jour, entre deux nuages, comme un clin d’oeil. Silhouettes pâles et transparentes, ils voyagent à mes côtés depuis que je suis toute petite, et souvent, très souvent ils peuplent mes nuits.

Ils m’ont amenée à écrire, ils me glissent leurs mots à l’oreille, il faut tendre l’oreille pour surprendre les mots lancés dans le vent ou la brise nocturne, et capter le sourire d’une étoile.

Aux  heures blêmes fraiches l’été, noires l’hiver, ils me tirent par le bras et me demandent de les accompagner. Ils me laissent en paix , dès qu’ils m’ont réveillée, ce qui m’a longtemps fait croire qu’ils détestent la solitude… comme moi. Je n’ai jamais cherché qui ils sont, j’aurais trop peur de les perdre.

Un jour où j’étais triste, ils sont venus m’accompagner, pour ne pas me laisser seule. Ils ont mis un doigt sur les lèvres et se sont éclipsés au petit matin. Ils sont les elfes du temps. Ils volent des heures au temps. Ils doivent être des ogres pour aller dérober à l’horloge douairière son précieux bien.

Le temps qui file et ne s’arrête pas, le temps où les hommes ne se regardent pas, ne pensent pas, ne rêvent pas,  occupés à faire en oubliant d’admirer les orages, l’été qui arrive, la mer qui gronde, l’enfant qui pleure, l’oiseau qui volète, le chat qui rôde, l’abeille qui bourdonne . Ils ont pour messagère l’araignée qui file sa toile avec leur rêves inédits.

Cette nuit, ils m’ont réveillée pour que je vous parle d’eux, et ils m’ont donné un poème pour que nous ne les oublions pas…

 

LES VOLEURS DE TEMPS

si j’ai pleuré

tu ne me l’as pas dit
mes rêves sont peuplés de strates interlopes
la valse des tortues et le rire des chats
je t’aime

 tout amour est démesure
jamais je ne saurai t’aimer aux temps jadis
tombent  tombent les larmes du ciel
les roses tristes tendent l’oreille au chant du rossignol
nous ne partirons plus écouter le rire d’une enfant
la main tendue et sa menotte ouverte
pour un rire du vent du sud ,

les larmes du temps
je partirais sur les routes

mon coeur en bandoulière

j’irai j’irai chercher

les voleurs de temps

SARAHLOUP

UN SOUPIR D’ÉTOILE

il veut que vous l'accompagniez
Venez écouter la pluie qui danse dans le vent

je te raconterai l’été
le chant des cigales et la nuit étoilée
je murmurerai à ton oreille le rêve des oiseaux-lyre
et des gouttes de pluie
je te raconterai le désir des roses au petit matin

Un jour nous partirons sur la poussière des chemins
Raconter à la lune la souffrance des hommes
Seuls tous les deux nous fermerons la porte
Sur la maison endormie
Le chant des sirènes guidera nos pas
Un jour les bruits des hommes s’arrêteront
à notre porte
Tu prendras ton manteau et tout autour de la terre
Tu iras par les chemins et les routes
Rencontrer la lune
Les étoiles te diront
Que les hommes ne vivent qu’un instant
Juste un soupir d’étoile
Dans le vent

SARAHLOUP

A RAPAHËL…

 

un si beau sourire
un jeune garçon illumine une journée de son sourire

Sur la photo, 14 ans à peine, il a un sourire d’ange.  Sur l’autre photo, dix ans plus tard,  Plane déjà l’ange maudit, blouson de cuir , lunettes noires, un verre à la main, en arrière plan.

Il est mort, aujourd’hui. Il avait un prénom d’archange, ou de peintre mais il n’a pas réussi à donner à sa vie les couleurs du monde. il s’est perdu dans les arrières plans, les paysages éthérés, les drogues et les paradis artificiels.

Trop jeune pour mourir, il n’a jamais pu faire les compromis de la vie. Je suis partie juste avant la fin de la messe et la sortie du cercueil. Dehors la petite place ruisselait sous le soleil. j’ai emprunté une ruelle pavée que je ne prends jamais , un boyau sombre débouchant sur l’étendue des quais et une rafale de vent a soulevé ma jupe.

Rapaël me souhaitait-il un bon voyage, lui qui s’en est allé, par delà le monde au dessus des nuages, essayait-il de se rappeler aux bons souvenirs des vivants ?

La musique, dans l’église, n’a pas assourdi la douleur de ton départ ! Aucune note, aucun poème ne peut rendre la douleur du départ d’un enfant.

Alors pour ceux qui ont à supporter cette épreuve, merci à tous ceux qui les y ont aidé, aux amis, au prêtre qui a trouvé les mots pour dire l’indicible d’une douleur immense.

Je préfère les mots et les images gravées dans les mots qui se dévoilent à ceux qui savent les lire !!

Que les parents endeuillés sentent l’amour qui relie les hommes et trouvent là un peu  d’apaisement . Que Rapahël qui fait maintenant partie de la beauté du monde sache nous dire parfois, en un rayon de soleil ou une rafale de vent, sa présence intangible.

SARAHLOUP

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