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le blog de SarahlouP

les jours de pluie…derrière un nuage , parfois…

A RAPAHËL…

 

un si beau sourire
un jeune garçon illumine une journée de son sourire

Sur la photo, 14 ans à peine, il a un sourire d’ange.  Sur l’autre photo, dix ans plus tard,  Plane déjà l’ange maudit, blouson de cuir , lunettes noires, un verre à la main, en arrière plan.

Il est mort, aujourd’hui. Il avait un prénom d’archange, ou de peintre mais il n’a pas réussi à donner à sa vie les couleurs du monde. il s’est perdu dans les arrières plans, les paysages éthérés, les drogues et les paradis artificiels.

Trop jeune pour mourir, il n’a jamais pu faire les compromis de la vie. Je suis partie juste avant la fin de la messe et la sortie du cercueil. Dehors la petite place ruisselait sous le soleil. j’ai emprunté une ruelle pavée que je ne prends jamais , un boyau sombre débouchant sur l’étendue des quais et une rafale de vent a soulevé ma jupe.

Rapaël me souhaitait-il un bon voyage, lui qui s’en est allé, par delà le monde au dessus des nuages, essayait-il de se rappeler aux bons souvenirs des vivants ?

La musique, dans l’église, n’a pas assourdi la douleur de ton départ ! Aucune note, aucun poème ne peut rendre la douleur du départ d’un enfant.

Alors pour ceux qui ont à supporter cette épreuve, merci à tous ceux qui les y ont aidé, aux amis, au prêtre qui a trouvé les mots pour dire l’indicible d’une douleur immense.

Je préfère les mots et les images gravées dans les mots qui se dévoilent à ceux qui savent les lire !!

Que les parents endeuillés sentent l’amour qui relie les hommes et trouvent là un peu  d’apaisement . Que Rapahël qui fait maintenant partie de la beauté du monde sache nous dire parfois, en un rayon de soleil ou une rafale de vent, sa présence intangible.

SARAHLOUP

« Vous n’avez pas encore trouvé votre sujet ! »

Une fenêtre s'ouvre sur le mystère d'une chambre que l'on devine
Une fenêtre jaune sur un mur bleu, Ecrire est l’art de la vie

J’ai regardé ce week-end, The Danish Girl, dans ce film assez bouleversant concernant  la vie et les souffrances d’un transgenre, dans les années trente,  il y a une réplique d’un galiériste qui refuse de prendre les tableaux de Gerda :

« Vous n’avez pas encore trouvé votre sujet » !

Je me suis demandé si les romanciers eux aussi avaient un sujet de prédilection non pas à peindre mais à raconter ?

Oui et non ! oui parce que je pense qu’on écrit sur un tout petit nombre de sujets. Et que les sujets qui nous tiennent à coeur sont ceux qui ont à voir avec notre parcours de vie, et nos intérêts .

ET non, parce que je pense aussi que l’on devrait pouvoir trouver des sujets différents de ceux pour lesquels on est attirés de prime abord, et qu’il me semble que si on travaille on doit pouvoir élargir notre champ d’écriture .

Par exemple, je n’aime pas trop les romans historiques mais j’ai pris un grand plaisir à travailler à une histoire qui ressemble à Angélique Marquise des Anges, qui est une série que j’adore !

Mes sujets de prédilection sont le fantastique et l’enfance, plus précisément la fin de l’enfance, alors pourquoi pas une série fantastique, inspirée d’Angélique ?

Sarahloup

vous n’aurez pas ma haine !

Face au monde qui va être le témoin d’attentats sanglants, à Orlando et ailleurs

Face aux avions qui vont exploser au dessus de la mer, face à ceux qui s’habillent du voile des femmes pour cacher leur haine et leur désespoir, face à ceux qui pensent que les hommes peuvent tuer d’autres hommes aux noms d’idées désuètes et bancales,

Face à la haine et son cortège de larmes

il faut envoyer des mots, des avions de papier, des poèmes, des chansons d’enfants et des rires, de la joie,  du soleil et la vie…

la vie triomphera de la haine encore et toujours pour que vivent

les mots, la poésie, les chevaux, les plages , l’enfance, les rires, la joie, la fête, le vin les femmes , les robes légères, les talons hauts, l’amour , les villes, les nuits d’été

la légèreté

SARAHLOUP

ADIEU !

les iles grecques;voyage;Méditerranée;échappées belles
LE CHEMIN BLEU Grèce

Je vais pleurer, mais les larmes ne suffiront pas

Je vais rire, mais mon rire se brisera

Je vais parler, et mes mots s’évanouiront

Je vais écrire, mais l’encre s’effacera

Les nuages dans le ciel, fuiront à tire d’aile

L’été ne refleurira pas,

Les orages obscurciront l’azur

Ma bouche se flétrira,

Le vent tordra les arbres

Je regarderai la vie effacer les traces

Jusqu’à n’être plus

Que le murmure de l’eau

Le chant des cigales

L’infini des nuages

Le désenchantement

Alors le bleu du ciel refleurira

La fauvette me parlera de toi

De tes yeux, de ton rire, de ton regard

De la vie qui renait , de toi qui me regarde

Partir, loin loin au dessus des nuages

Au dessus de la vie, du temps qui passe

Du vent qui murmure aux étoiles les souvenirs du monde

Des hommes

Seul le vent du sud me racontera

ta vie,

ton monde,

ta voix emmêlée

Aux orages d’été et aux roses de mai

SARAHLOUP

UNE INQUIÉTANTE ETRANGETÉ !

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Au lieu de travailler sur mon prochain roman, je suis partie à Paris, ce week-end, petit détour mais grand séjour .

La seine est en crue et les touristes se pressent pour regarder passer le fleuve nonchalant qui pourrait bien sortir de son lit et venir lécher les pieds des parisiens, pour les réveiller de leur quotidien. Le zouave en perdrait son latin !

J’ai vu une exposition dérangeante au Musée du quai Branly : « Persona, étrangement humain », où l’inquiétante étrangeté de S. Freud s’incarne dans des objets bizarres  présentés, selon un parcours illustrant  les recherches du japonais Masahiro Mori.  » plus une créature artificielle a une forme humaine, plus elle crée de l’empathie, jusqu’à un certain point, où cela s’inverse et provoque de la répulsion et de l’effroi. Sa vallée de l’étrange, zone à franchir pour les humains,  rouge écarlate dans l’exposition, vaut le détour et illustre son franchissement. Selon sa théorie, et de manière condensée, plus un robot ou une création humaine s’approche de l’humain plus elle devient étrange jusqu’à ce que la frontière entre animé et inanimé devienne si ténue que la trop grande proximité alimente l’étrangeté de l’objet. La palme pour moi revient à ces boites en plastique blanc, où des yeux animés regardent le visiteur en clignant leurs paupières de plastique, et l’on se prend à frissonner, à penser qu’ils pourraient bien nous sauter dessus, comme les fantômes et autres esprits inquiétants qui hantent ce lieu , dominés par le chamanisme et le spiritisme du XIX ème jusqu’à nos jours .

Etrange vous avez dit étrange ?

« Et s’ils étaient vivants » serait le mot d’ordre de cette exposition à voir absolument, pour ceux dont je suis qui aiment frissonner, se faire peur, et voyager dans le temps et les découvertes humaines .

Une autre exposition à ne pas manquer, pour les parisiens et autres :

Celle proposée actuellement à la fondation Louis Vuitton : les peintres chinois contemporains, Ai Weiwei, Huang Young Ping,Zhang Huan et autres et surtout la gigantesque statue en première salle, la chamane géante en peaux de bêtes, sublime de vérité, incroyable de réalité. Une mère gigantesque dont on ne sait si elle est endormie ou morte, sorcière ou chamane, bienfaisante ou malveillante;  elle porte un curieux enfant noir sur son dos,  à l’effigie de l’artiste, mort ou vivant on ne sait pas. La taille impressionnante et les matériaux confèrent à l’oeuvre une saisissante  primarité. Le mélange des peaux de bête et la douceur des traits frappent le visiteur de leur paradoxe monstrueux. C’est magique et fabuleux de beauté et d’étrangeté ! Beaucoup d’oeuvres cinématographiques, de statues géantes et colorées, l’arbre d’Ai Weiwei, reste un peu en deçà de ses habituelles et aériennes productions .

300 oeuvres exposées dans l’écrin blanc du musée, ouvert récemment.

Le sublime bâtiment réalisé par Frank Géhry, architecte génial , pose son vaisseau caravelle toutes voiles colorées par Buren, dehors , sur la forêt d’arbres du Bois de Boulogne  en toile de fond . Le quartier de la défense émergeant de la brume, inhabituelle en cette saison, depuis la terrasse Est, vaut le détour, là encore :

Paris magique , Paris magnifique, éternel malgré la pluie insistante .

Une pièce , le soir, au Théâtre de la Colline, « Nécessaire et Urgent », de Annie Zadek, âmes sensibles s’abstenir, les autres courrez-y :  Lente litanie funèbre, 524 questions en une heure, voyage halluciné au pays des ombres. Les disparus de la Shoah reviennent en un questionnement dérangeant,  porté par deux comédiens géniaux et une mise en scène époustouflante. Supportée par un cube blanc et une plastique venue d’ailleurs, du passé ou du pays des morts , on ne sait , 524 questions percutent le spectateur, en un angoissant silence , et un questionnement qui résonne, très longtemps après dans la nuit, et hantent nos rêves et notre mémoire.

On pourrait se demander si le théâtre, qui m’a toujours paru être un art cru, direct et à la propriété percutante et singulière, ne serait pas le plus premier des arts, est à voir urgemment, au nom de tous les disparus de la shoah mais au nom aussi de tous ceux qui disparaissent sous nos yeux actuellement  !

SARAHLOUP

EN ETAT D’AILLEURS !

Ce matin, sur France Inter, Julie Depardieu parlait se son frère en passant cette chanson : « les mots samouraïs « , alors je me suis demandé pourquoi j’aime surtout écrire en état d’ailleurs ?

De préférence dans un non lieu, un lieu inconnu, neutre, un ailleurs, sans souvenir sans habitude, dépouillé, dépossédé de tout, qui si on attend un peu,  laisse passer l’âme !

Est-ce parce que les mots sont autant de ponts vers le passé ou le futur, que les mots habitent les échelles de corde vers les autres, ou des ballons vers l’enfance ?

Ou parce que souvent j’ai fait l’expérience étrange de passer à côté de quelqu’un que je connais, de me dire qu’il ou elle ne va pas me reconnaitre, de fermer les yeux et… cette personne se tourne vers moi, me regarde et se détourne.. sans m’avoir vue ! Quand j’étais petite j’appelais ça « être invisible », j’étais super forte à ce jeu là, je m’y suis souvent brulé les ailes car je disparaissais des journées entières, cachée, invisible,  dans des ailleurs improbables, des maisons inhabitées ou habitées, des jardins, des herbes des champs, des branches d’arbres, des forets . j’ai eu une enfance libre je ne l’oublierai jamais !

Ma cachette préférée reste au milieu de la foule, les gens passent et ne regardent pas, j’adore ! et moi je veille !

Ecrire c’est un peu ça, se cacher avec les mots. Des mots samouraïs pour Guillaume Depardieu, des mots-labyrinthe pour moi, parce que j’aime bien y perdre mes lecteurs parfois, pour qu’ils veulent bien me rejoindre,  des mots-elfes ou des mots-fées, des mots tout faits, ou des mots tout faux, des mots sur le toi, le moi, le nous, aussi, mais des mots magiques assurément !

Les mots sont magiques de toute façon !

Bonne journée

Sarahloup

Un dîner trop salé !

le pont de pierre à Bordeaux
Bordeaux, vue depuis la Rive Droite

Hier soir, je dinais avec des amis dans un restaurant assez baroque et conformiste en terme de décor.

Il faisait beau .  J’étais d’humeur badine, j’avais envie de m’amuser. Aux « épis », sans doute parce qu’être aux « épi » c’est top, en mai, à Bordeaux. Mais voilà, mes amis ne goûtent ni la foule, ni les « évènements » up to the place !  J’ai du me contenter de ce restaurant, dans lequel je n’aurais jamais mis les pieds, si on ne m’y avait conviée !

La chaleur de l’amitié, le plaisir de retrouver des personnes aimées pas vues depuis longtemps, le bon vin, un ami qui se place à mes côtés :  « fais-moi rire », tout cela concourt à me placer dans une envie de légèreté, de plaisanter et de faire rire.

Le premier plat arrive , oh stupeur, le plat ne comporte aucun assaisonnement, pas de sel, pas de poivre, pas d’épices.. Fade et insipide, le plat, très joliment agencé s’appelle « quelque chose avec des asperges » ! en verve, j’avise la serveuse, une jolie femme toute en formes et très sensible à l’ humour :  » le cuisinier n’est pas amoureux, n’est-ce pas ! » elle se retourne :  « ? », « le plat manque de sel « ,  (quand un plat est trop salé , le cuisiner est  fou ou amoureux) .

Elle virevolte, joue des hanches, part en cuisine et revient ,  » le cuisinier ne sale pas les plats car on ne cesse de lui faire des remarques sur l’excès de sel nuisible au cholestérol ou à la santé alors il ne sale plus du tout ! »

Nous nous regardons et restons interloqués devant autant d’aplomb et de fourberie ! On en a déjà entendu des craques mais là c’est le pompon ! Les plats se suivent , sans goûter, je sale et poivre abondamment, oh miracle même le gâteau au chocolat était salé !

Je me suis prise à penser que le cuisinier entretenait là, un dialogue avec moi, que peut être il me fixait un rendez-vous galant pour que nous discutions cuisine et salaisons.. La serveuse me regarde goguenarde et me tend un café… salé.!!

Peut être que le cuisinier, à bout d’arguments tourne le dialogue à la monomanie, je ne vais pas l’attendre finalement à la sortie du restaurant, je vais plutôt aller faire un tour aux « épis » guetter the place to be et me rassurer sur le fait que le monde tourne toujours de la même façon, avec du pain, des jeux !! et un peu de bon vin !!!

J’adore entendre les gens rire et le bruit des verres s’entrechoquer, j’adore les nuits légères du moi de mai, à Bordeaux, le temps est suspendu, la ville devient impalpable, évanescente, un tantinet roublarde .  La lune me sourit. Vers une heure du matin, je pédale dans l’allée où les noctambules s’attardent et finissent leur dernier verre , la nuit est douce,  j’ai soif , le dîner était trop salé …

Un couple se retourne ,

c’est le dernier bar au bout de l’allée, le cuisinier et  la jolie serveuse tendent leurs verres vers moi, une salière à la main…

SARAHLOUP

TROU DE DAMOCLÈS

 

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il faut rendre à César ce qui est à César,

je relaie ici, un texte de Sylvie Arditi, troisrouges.com,

que je trouve extraordinaire, je vous laisse le découvrir et l’apprécier

Trou de Damoclès
by sylvie arditi

Il oublie de dire comme il s’était soumis

Il triomphe.

C’est fini

Il n’a plus pris ce tour miserable.

N’a plus rampé devant les moins puissants

Et picolé à mort la boue de leurs godasses

Non

Mendiant

Un puissant passe, remplit son obole

Si son manteau de rue se fourre de gloriole

C’est pour une seconde qu’il mâchera s’il est sage

Pour garder l’impression de s’en nourrir longtemps

Il triomphe par une brêche

Aubaine astrologique

Convoque

Un commando comme une réparation

Fulgurance assommante

Talent oblitéré

Il parade en héros

Applaudi par l’oubli qui l’aime aveuglément

La fin proche s’est tirée au diable

Ce n’est plus une épée qui menace son crâne

C’est plus profondément

Le trou de Damoclès

Il s’en tape

En rage de lumière

Il met le feu à soi

Immolé en souffrance d’allumette

Du papier journal flambe qui isolait son cul

Des cendres

Du trottoir

Du damné macadam

Où il tomberait froid

S’il ne persistait pas en un feu devorant

Qui souffle avec lui-même

Et les autres

Et la terre

Et la nuit

sylviearditi | 25 mai 2016 à 16 h 41 min | Catégories: Non classé | URL: http://wp.me/p5yYWQ-kr

LA BOUCHE DE LÉA SEYDOUX

Je ne sais pas vous mais moi, j’ai regardé hier, par hasard, à Cannes, la présentation du film de Xavier Dolan, « juste la fin du monde » . (Juste La Fin Du Monde – EXTRAIT « L’ancienne maison »
Film : Juste La Fin Du Monde
Stars : Marion Cotillard, Gaspard Ulliel, Léa Seydoux, Vincent Cassel, Nathalie Baye
Mise en ligne : lundi 9 mai 2016
Juste La Fin Du Monde)

Comme tout le monde je suis impressionnée par le casting : que des vedettes, que des stars et surtout elles sont si belles, Marion Cotillard et Léa Seydoux! mais mais mais, la bouche de Léa …tststts…

Pourquoi tant de rouge ?

Je ne vois plus que le sourire de Léa, le rouge de Léa, les lèvres de Léa, font ressortir ses traits que je trouve tirés et une tension palpable .

Je vois la bouche de Léa,s’émanciper, faire cavalier seul, se détacher de son visage et se faire la belle sur le tapis rouge, avalée par le tapis rouge et la belle Léa se retrouver sur le « red carpet » sans son sourire, un peu trop rouge tout de même ! Inquiète, je regarde mon écran , pense à une attaque terroriste, une OPA sur le rouge de Léa.. une intervention de sa voisine de table qui lui aurait confisqué son sourire en soudoyant le fabriquant de rouge à lèvre ?

Non ça ne va pas du tout je suis sous amphèt. des hallucinogènes bon marché m’ont fait péter un jack.. Léa a perdu son rouge et le cherche partout…je vois sa robe s’agiter sous un fauteuil et elle disparaitre dessous !

La belle Léa aurait-elle peur d’un autre prix d’interprétation à Cannes seule, cette fois ? je la vois cherchant son rire sous les tables et plaçant ses mains devant son visage privé de bouche…

L’écran est noir, il est une heure du mat. et Cannes a fermé ses portes, Léa est rentrée se coucher avec son sourire retrouvé derrière un canapé, tout seul et tout triste.. Vite elle l’a replacé un peu de travers sur son visage fatigué !

Il fait nuit avec une lune torturée et les chiens aboient à la poursuite d’un chat au fond du jardin, je m’essuie la bouche, mon rouge a coulé et barbouille mes joues se mêlant à mes larmes, la bouche de Léa me tire un peu, et je ne peux pas parler,

je m’endors au fond d’un immense lit, dans ma chambre, seule

« Le Martinez »clignote dans la nuit..

la bouche de Léa ne vaut pas la peine, ni les paillettes, ni le reste, si je suis seule dans ce lit…

SARAHLOUP

 

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